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Sulky : l'innovation utile

Que de chemin parcouru entre le premier semoir trainé 7 rangs réalisé par l’aïeul forgeron et les machines d’aujourd’hui, équipées de technologies de pointe.

Entreprise familiale indépendante bretonne, Sulky a fait du « made in Châteaubourg » un synonyme de qualité dans le monde entier.

 

1936 : Fabien Burel, forgeron breton, met au point son premier semoir pour des amis agriculteurs. Trainée par un cheval, sa machine rapide et légère rappelle le sulky qui donnera son nom à l’entreprise.

2013 : dirigée par le petit-fils du créateur, Julien Burel, Sulky est leader des machines à semer et à fertiliser en France et figure dans le Top 5 en Europe. Sulky a fait de sa spécialisation un atout de différenciation qui lui permet de toujours plus et mieux innover. « Aujourd’hui, nous fabriquons plus des machines à semer que des semoirs car on y adjoint des outils qui travaillent le sol, qui fertilisent et sèment en même temps », explique Gilbert Jouan, Directeur général, en charge du Pôle innovation et Technique. « L’agriculture a changé d’échelle : les agriculteurs sont de moins en moins nombreux et, par ricochet, les surfaces à cultiver de plus en plus étendues. Si l’on considère qu’en plus, l’agriculteur ne dispose que de vingt jours optimums dans son année pour semer, on prend conscience de l’ampleur des défis à relever ».

Sans compter qu’il est aussi demandé à l’agriculteur de produire plus, pour nourrir une population en croissance constante, et mieux, en veillant à protéger l’environnement et à préserver les ressources naturelles.

            

 


La spécialisation, atout de différentiation


Depuis plus de 77 ans, Sulky conçoit, fabrique et commercialise des semoirs à grains et des distributeurs d’engrais. Toute l’énergie et les moyens de l’entreprise sont concentrés vers un seul objectif : aider les agriculteurs à améliorer les techniques de semis et de fertilisation.

En 1987, la Société Nouvelle Roger, spécialisée dans le semis grande largeur, de rejoint le giron de Sulky. En 2001, Sulky élargit sa gamme de produits en rachetant SIRTEC, un fabricant de matériel agricole qui fabrique des épandeurs vrac de grande capacité.

Sa spécialisation, le constructeur l’a renforcée au début de l’année 2013en repositionnant la marque Sulky sur lestechniques de semis conventionnelles et l’agriculture de précision, et en créant une nouvelle division, SKY Agriculture, spécifiquement dédiée aux équipements pour les techniques culturales simplifiées (TCS) et le semis direct. « Les TCS, qui représentent de 15 à 20 % de l’agriculture, ont leurs propres exigences », précise Gilbert Jouan. « SKY bénéficie du savoir-faire industriel et de l’expérience Sulky mais aura ses propres équipes, dirigées par David Guy, ingénieur agronome et agriculteur. »

Basé sur les 170 hectares de ferme de la Conillais, près de Nantes, SKY apportera aux agriculteurs en mode TCS un accompagnement, un service, une formation et une disponibilité ciblés avant, pendant et après la vente. La ferme dispose également de ses propres showroom et centre de formation.

 

 

L’innovation comme leitmotiv


Au début des années 70, l’arrivée de Jacques Burel, fils du fondateur, aux commandes de l’entreprise, marque l’industrialisation de Sulky, avec notamment la création du bureau d’études. Une cinquantaine de brevets et une trentaine de marques déposés plus tard, plus de 50 % du chiffre d’affaires de l’entreprise est réalisé par des matériels développés depuis moins de trois ans.

« 5 % du chiffre d’affaires et plus de 10 % de nos effectifs sont consacrés à la recherche », détaille Gilbert Jouan. « Nous avons actuellement des programmes d’innovation à 3-4 ans. Nous menons notamment des études avec des scientifiques sur le déplacement des particules d’engrais».

Grâce à ses connaissances approfondies, Sulky est en mesure de développer des moyens innovants, qui répondent aux nouvelles exigences environnementales, aux nouvelles gammes de produits. « Pour nous, l’innovation ne vaut que si elle facilite la tâche de l’utilisateur final », précise Gilbert Jouan. « Ne plus utiliser d’engrais du tout reviendrait à condamner une partie de la population à la famine. Il faut donc faire des choix stratégiques, innover « utile » et viser le meilleur équilibre entre impacts économiques et environnementaux en développant une agriculture de précision (microfertilisation…) ».

Pour être en mesure d’anticiper les nouveaux modes de production, Sulky multiplie les partenariats avec des centres de recherche, comme l’IRSTEA-Institut de Recherche en Sciences et Technologies pour l’Environnement et l’Agriculture (ex-CEMAGREF), ou ARVALIS. L’entreprise est également adhérente à BASE-Biodiversité Agriculture Sol et Environnement, un groupement agricole qui réfléchit à de bonnes pratiques, et travaille avec l’association FARRE à la formation des agriculteurs et l’information des consommateurs. « Nous sommes en relation constante avec les agriculteurs, les fabricants d’engrais ou les centres de recherche… Certains membres de notre bureau d’études font partie de comités de normalisation de façon à être toujours au plus près de l’innovation ».

Gardant toujours en ligne de mire le client final, Sulky va au-delà de la simple vente de matériel haut de gamme en se positionnant en partenaire des agriculteurs. Ses équipes d’experts accompagnent les clients après la vente. Chaque année, de 300 à 400 clients sont formés sur les produits, mais aussi sur les technologies dans le Centre de formation agréé Sulky. Il faut dire que pour certains modèles les plus perfectionnés, l’électronique embarquée est conséquente et représente une partie significative du prix de vente.

 


La Qualité à tous les niveaux de l’entreprise


Dès le début des années 80, impliqué dans le programme Citroën Superforce, Sulky entreprend ses premières démarches Qualité en instaurant dans l’entreprise le système de gestion des flux Kanban. En 1994, Sulky est, avec John Deere, la première entreprise de machinisme agricole à obtenir la certification ISO 9001. « Cette certification-là n’est pas une exigence du client », rappelle Gilbert Jouan. « Elle nous a permis de structurer l’organisation de l’entreprise, de pérenniser les démarches… ». Deux ans plus tard, en 1996, est adoptée la méthode Kaizen des 5S pour améliorer les performances et accompagner les nouvelles exigences des clients ; certaines tâches, comme la découpe laser, ont été externalisées. « C’est ainsi que nous sommes passés à l’époque d’un délai de 6-8 semaines entre la prise de commande et la livraison à 3 semaines. Aujourd’hui, il faut compter 2,5 semaines ».

Dernière étape en date de cette amélioration continue, la mise en œuvre d’un Lean management appliqué à la production et à l’administratif. Le changement le plus visible de ce passage au Lean concerne la production : plutôt que d’avoir une ligne de montage distincte pour chaque machine, une seule et même chaîne fabrique désormais toutes les machines. Séparés par la ligne de montage, les postes de soudage des trémies font face aux postes de soudage des châssis. Ainsi, la production est synchrone avec l’avancement de la ligne de composants. « Selon les commandes du jour, la ligne envoie aux monteurs les pièces nécessaires à l’assemblage des machines. Les accessoires souhaités par le client sont préparés en amont dans un chariot qui alimente la ligne de montage. Cette synchronisation des flux nous fait gagner en flexibilité et en réactivité. La production se fait en flux tendu et ne nécessite que très peu de stock sur les lignes », commente Gilbert Jouan. À ce jour, une machine sort de la chaîne de montage toutes les 33 minutes. Du début à la fin, la production est tracée grâce au scan du badge d’identification de chaque opérateur qui intervient dans le cycle.

 


De la Bretagne au monde entier


En 70 ans, la réputation de Sulky a largement dépassé ses terres bretonnes. En 2013, un tiers de la production est exportée à l’étranger. Son objectif pour 2018 : viser 50 % à l’export, tout en conservant une part France identique.

Engagée au milieu des années 90, avec l’ouverture vers les marchés de l’Est (Pologne, Hongrie, Tchéquie…), la stratégie à l’export de Sulky a connu un fort développement au cours des années 2000. Aujourd’hui ont été créées de nouvelles alliances commerciales avec des partenaires comme John Deere sur les pays de la CEI, ou Rabe, sur les marchés germanophones. Des Démo Tours sont aussi organisés en France et à l’étranger, une caravane parcourant un pays en 15 jours et proposant des présentations chaque jour.

Aujourd’hui, Sulky est présent dans plus de 50 pays grâce à ses réseaux commerciaux, ses représentants et ses collaborations avec des importateurs locaux, « tous partagent avec Sulky, professionnalisme et esprit de service ».





 

L’innovation comme leitmotiv


Au début des années 70, l’arrivée de Jacques Burel, fils du fondateur, aux commandes de l’entreprise, marque l’industrialisation de Sulky, avec notamment la création du bureau d’études. Une cinquantaine de brevets et une trentaine de marques déposés plus tard, plus de 50 % du chiffre d’affaires de l’entreprise est réalisé par des matériels développés depuis moins de trois ans.

« 5 % du chiffre d’affaires et plus de 10 % de nos effectifs sont consacrés à la recherche », détaille Gilbert Jouan. « Nous avons actuellement des programmes d’innovation à 3-4 ans. Nous menons notamment des études avec des scientifiques sur le déplacement des particules d’engrais».

Grâce à ses connaissances approfondies, Sulky est en mesure de développer des moyens innovants, qui répondent aux nouvelles exigences environnementales, aux nouvelles gammes de produits. « Pour nous, l’innovation ne vaut que si elle facilite la tâche de l’utilisateur final », précise Gilbert Jouan. « Ne plus utiliser d’engrais du tout reviendrait à condamner une partie de la population à la famine. Il faut donc faire des choix stratégiques, innover « utile » et viser le meilleur équilibre entre impacts économiques et environnementaux en développant une agriculture de précision (microfertilisation…) ».

Pour être en mesure d’anticiper les nouveaux modes de production, Sulky multiplie les partenariats avec des centres de recherche, comme l’IRSTEA-Institut de Recherche en Sciences et Technologies pour l’Environnement et l’Agriculture (ex-CEMAGREF), ou ARVALIS. L’entreprise est également adhérente à BASE-Biodiversité Agriculture Sol et Environnement, un groupement agricole qui réfléchit à de bonnes pratiques, et travaille avec l’association FARRE à la formation des agriculteurs et l’information des consommateurs. « Nous sommes en relation constante avec les agriculteurs, les fabricants d’engrais ou les centres de recherche… Certains membres de notre bureau d’études font partie de comités de normalisation de façon à être toujours au plus près de l’innovation ».

Gardant toujours en ligne de mire le client final, Sulky va au-delà de la simple vente de matériel haut de gamme en se positionnant en partenaire des agriculteurs. Ses équipes d’experts accompagnent les clients après la vente. Chaque année, de 300 à 400 clients sont formés sur les produits, mais aussi sur les technologies dans le Centre de formation agréé Sulky. Il faut dire que pour certains modèles les plus perfectionnés, l’électronique embarquée est conséquente et représente une partie significative du prix de vente.

 

 

Une usine nouvelle génération


Sur une parcelle de 7,5 hectares, Sulky a investi 20 millions d’euros dans un nouvel outil industriel de 20 000 m² de production (contre 13 000 m² auparavant) qui a nécessité 16 mois de construction.

Le projet a été conçu dans l’esprit Lean : une structure évolutive, souple dans son organisation et son fonctionnement. Des exemples ? La préférence d’une maintenance aérienne qui offre une flexibilité maximale des postes de travail. Les sheds laissent entrer la lumière naturelle et permettent une économie de 60 % des coûts d’éclairage. La ligne de peinture à cataphorèse, similaire à celles de l’industrie automobile, utilise de la peinture tout hydro. Non seulement celle-ci vieillit mieux dans le temps mais elle réduit l’émission de solvants (moins de risques pour les peintres et l’environnement) et tend vers le zéro rejet liquide. Le four en canopée permet de réaliser une économie de chauffage de 20 à 30 %. Enfin, la limitation volontaire à 3 jours de la capacité de stockage expédition oblige plus de performance.

« Un mois a suffi à transférer l’usine de l’ancien site au nouveau, et cela sans arrêter l’activité », se félicite Gilbert Jouan. « Mieux, notre chiffre d’affaires a bondi de 27 % ! » Le directeur nous a dévoilé une de ses astuces pour un déménagement efficace : lors des multiples visites du nouveau site par les équipes, chacun avait délimité à la craie les différents espaces de son poste de travail. Le jour J, il n’y a eu qu’à placer chaque meuble comme indiqué !

 

 

Une piste de torture


Sulky éprouve la qualité de son matériel dans des conditions extrêmes lors de tests de fatigue. La piste de 450 mètres de long où se succèdent des parcours aux conditions extrêmes (lit de gros cailloux, mélange sableux, bosses…) fait vieillir le matériel de 8 ans en l’espace de 15 jours !

 

 

Priorité à l’humain


« La culture de l’amélioration continue, fortement ancrée dans les gènes de l’entreprise, concerne bien évidemment l’équipement et la production, mais aussi les hommes et les femmes », confirme Gilbert Jouan. « Nous encourageons les initiatives, responsabilisons et formons les personnes ».  

L’institution du parrainage des nouveaux employés par des maîtres-ouvriers pour transmettre le savoir-être et le savoir-faire de l’entreprise, l’investissement de +3,6 % de la masse salariale en formation… sont quelques-uns des moyens qui y contribuent. Et qui expliquent sans doute le faible turnover dans le personnel où l’ancienneté moyenne dans l’entreprise s’élève à 15 ans.

Cette dimension humaine est également présente dans les relations de partenariat que Sulky établit avec ses fournisseurs. Beaucoup sont certifiés AQF (Assurance Qualité Fournisseurs) et tous sont impliqués depuis la conception jusqu’à la mise au point. Ensemble, ils travaillent dans l’esprit Lean : autant que possible, des prévisions de cadences sont réalisées pour donner une meilleure visibilité et une plus grande efficacité des uns et des autres.

Membre d’un club APM-Association pour le Progrès du Management, Gilbert Jouan reste humble : « Je ne sais pas toujours ce qu’il faut faire, mais je sais ce qu’il ne faut pas faire ». Ainsi, il a institué un petit rituel avec ses équipes : tout projet commence par un retour d’expérience. « Qu’importent les métiers », continue-t-il. « Il faut toujours en revenir au basic, au concret. Chez nous, une grande importance est donnée à tout ce qui est « visuel » ». C’est ainsi que dans toute l’entreprise, des bureaux aux ateliers, le regard du visiteur sera attiré par les graphiques des tableaux et chartes, les couleurs des plannings magnétiques et post-it…

 

 

SULKY en bref


1936 : Création du premier semoir SULKY par Fabien Burel, forgeron en Bretagne.

1945 : Installation à Chateaubourg (35)

1994 : Certification ISO 9001

2007 : Partenariat stratégique avec le constructeur canadien Straw Track Manufacturing

2011 : Construction d'une nouvelle usine éco-conçue de 20 000 m², à Châteaubourg

 

3 usines :

Sulky (Châteaubourg-35) : semis, fertilisation (190 personnes + 40 intérimaires)

Société Nouvelle Roger (Carvin-62) : semis (20 personnes)

Sirtec (Fontenay-sur-Eure-28) : fertilisation (30 personnes)

 

CA 2012-2013 : 47 millions d’euros

 

Web : www.sulky-burel.com

Chaîne Youtube : www.youtube.com/user/sulkyofficiel