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Il y a 40 ans, l'A300B entrait en service chez Air France

19/05/2014

www.aerobuzz.fr

 

 

Par Pierre Sparaco

 

AIR FRANCE a mis son premier Airbus AIRBUS Constructeur européen (filiale à 100% d’EADS) détenant 50% du marché mondial des avions de ligne. Airbus a vendu 11.500 avions depuis sa création en 1970. A300B en service au printemps 1974 : un événement important dans la mesure où il marquait les débuts opérationnels du tout premier avion du consortium européen (à l’époque un groupement d’intérêt économique) et l’arrivée d’un avion gros porteur dans la flotte court-courrier de la compagnie nationale.

 

Les débuts commerciaux d'Airbus AIRBUS Constructeur européen (filiale à 100% d’EADS) détenant 50% du marché mondial des avions de ligne. Airbus a vendu 11.500 avions depuis sa création en 1970. Industrie, à cette époque, étaient particulièrement difficiles et les commandes étaient rares. D’où l’importance de la mise en ligne de l’A300B sous les couleurs d’une compagnie du « club » des pays Airbus, une référence indispensable à la poursuite des efforts de commercialisation entrepris depuis Toulouse et Paris (à l’époque, le siège social d’Airbus est installé à Paris).

C’est le 3 novembre 1971 qu'Air France AIR FRANCE Le groupe Air France a transporté 77,45 millions de passagers en 2012 (+1,8% / 2011) avec un coefficient de remplissage de 83,1% (+1,2% / 2011). avait signé le contrat d’achat de six A300B, assorti d’options sur 10 exemplaires supplémentaires. A vrai dire, bien qu’elle s’en défende publiquement, Air France manquait d’enthousiasme au moment de signer cette commande. Elle craignait qu’en un premier temps, la capacité du gros biréacteur ne soit supérieure à la demande au point de mettre à mal son coefficient moyen d’occupation des sièges. D’où la décision de réserver l’A300B aux axes les mieux achalandés comme Paris-Londres et Paris-Nice. Mais, dans le même temps, les services techniques de la compagnie constataient que les coûts directs d’exploitation de l’avion européen n’étaient pas franchement inférieurs à ceux du triréacteur Boeing BOEING Premier groupe industriel aéronautique et spatial au monde. Constructeur d’avions de lignes et d’avions d’arme, est également présent sur les marché de l’espace et de la sécurité. 170.000 salariés. 727. En clair, sans interférence politique et industrielle, Air France se serait volontiers contentée d’acheter des 727 supplémentaires.

 

C'est Roger Béteille, le talentueux concepteur de l'A300B, qui sauva la mise en un tour de main : il proposa d’allonger légèrement le fuselage de l’avion de manière à pouvoir y installer deux rangées de sièges supplémentaires. Du coup, l’A300B2 devint l’A300B4 et, bien entendu à condition de lui assurer un bon coefficient d’occupation, l'avion européen devint plus rentable que son concurrent américain.

 

L'industrie du transport aérien, et l’économie mondiale tout entière, sont bouleversées le 16 octobre 1973 avec la montée en flèche soudaine du prix du pétrole, une décision unilatérale de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, l’OPEP. Un coup de théâtre aux conséquences profondes et multiples qui vont avantager les avions commerciaux de nouvelle génération, à commencer par l’A300B. Du coup, Air France donnait l’exemple, ce qui ne conférait pas pour autant la crédibilité indispensable à Airbus Industrie pour attirer de nouveaux acheteurs.

 

La compagnie nationale, pour sa part, tissera ainsi des liens durables avec le nouvel avionneur européen et en deviendra peu à peu l’un des clients de référence, en même temps que Lufthansa. A cette époque cruciale, la direction générale d’Air France était assurée par Pierre-Donatien Cot, précédemment patron d’Aéroports de Paris, la présidence de la compagnie étant confiée à Georges Galichon qui, par la suite, deviendra ambassadeur de France auprès du Vatican. Côté industriels, les hommes forts étaient alors Henri Ziegler, président de SNIAS, future Aerospatiale, et administrateur-gérant d’Airbus Industrie, Roger Béteille, directeur général du GIE et Felix Kracht, directeur de la production. Ce jour-là, ils ont écrit ensemble une page importante de l’histoire de l’aéronautique européenne