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Connectés ou pas !

Où pensez-vous trouver actuellement les nouveaux modèles automobiles sur le marché américain ? Dans le salon local de la spécialité ? Et bien non, car les revues spécialisées nous apprennent qu’on les trouvera dans un salon de produits électroniques… !  Car l’avenir de l’automobile est dans le « connecté ».

 

9 constructeurs mondiaux viennent de présenter aux Etats Unis leurs nouveautés : des voitures connectées, autonomes dans certaines fonctions, équipées de composants favorisant la réalité augmentée et motorisées en modes électriques ou hybrides. Dans le même temps, l’usine du futur est au centre des préoccupations du gouvernement, qui voit dans ce dossier une opportunité de redonner de la compétitivité aux entreprises françaises. Or ce concept repose tout autant sur le digital, l’électronique et l’informatique. Est-ce à dire que nos industries mécaniques traditionnelles sont remises en question ?

 

L’augmentation des performances des composants électroniques a favorisé leur miniaturisation, avec des capacités de calculs en progression constante. Cette évolution a ouvert des champs d’investigation immenses pour tous ceux qui créent des produits nouveaux. La mécatronique, alliance de la mécanique et de l’électronique, a ainsi donné naissance à des roulements instrumentés. Les composants mécaniques ne disparaissent pas mais leurs performances sont décuplées. L’électronique est alors un complément de la mécanique et non un substitut.

Dans l’usine du futur, on ne parle pas de supprimer les machines de production. Il est même admis qu’il n’est pas non plus nécessaire de les déplacer dans des pays à bas coûts en ne conservant sur notre territoire national que la conception et la R&D. En revanche, l’intervention de l’informatique est essentielle au niveau de la conception des produits avec des gains de productivité obtenus par réduction du temps de conception et par des économies substantielles réalisées grâce à la simulation virtuelle. L’avenir des PME sous-traitantes de plus en plus spécialisées, passe par l’apport de leurs compétences à leur client dès la conception du produit. C’est aujourd’hui possible grâce aux plateformes collaboratives où chacun travaille à distance sur les mêmes fichiers informatiques.

 

A bien y regarder, les constructeurs de machines-outils fabriquent déjà des produits connectés. Les dernières innovations concernent la maintenance à distance effectuée par la machine elle-même qui peut signaler la nécessité d’une intervention ou du remplacement d’une pièce défectueuse. Aujourd’hui, Dans le cas de pièces de grande taille nécessitant de gros centres d’usinage, la charge chez un sous-traitant est peut-être trop faible pour justifier un tel investissement. Demain, il pourra, à distance utiliser un centre d’usinage « partagé » avec plusieurs confrères.

Dans le même sens, le développement rapide des imprimantes 3D concerne pour l’instant la fabrication de pièces en plastique. La prochaine adaptation d’imprimantes permettant la fabrication de petites pièces mécaniques (à l’unité) va changer la maintenance de nos appareils ménagers, par exemple. En cas de rupture d’une pièce, vous pourrez nous rendre dans un FabLab fonctionnant comme des petites usines en libre-service, où vous viendrez avec les fichiers électroniques de la pièce que vous fabriquerez, alors, sur place.

 

Les composants mécaniques demeurent donc bien présents aujourd’hui, indispensables à la production industrielle et beaucoup plus performants. Pour les réaliser, les machines et les équipements seront également plus perfectionnés et l’innovation sera toujours au programme de l’outil productif. Vous en doutez encore ? Venez sur INDUSTRIE Paris et soyez CONNECTES !