• Espace exposant

  • Badge visiteur

  • Liste des exposants

  • Industrie infos

  • Trophées

  • Facebook

  • Twitter

Retour à la liste

C'est la rentrée!

Des signaux positifs accompagnent cette rentrée et l’industrie française en avait bien besoin. Le pessimisme habituel est rangé dans le placard et le climat des affaires sans être euphorique est bien meilleur. On parle sérieusement de reprise en Europe dans l’automobile et nous découvrons avec 34 plans industriels un nouveau programme de grands travaux reposant sur l’exploitation de nouvelles technologies émergentes. 


34 plans industriels viennent d’être présentés pour construire « une nouvelle France industrielle ». Au-delà d’un effet d’annonce, il existe une réelle démarche visant à retrouver l’esprit des grands chantiers qui peuvent permettre de mobiliser les énergies pour faire avancer ces projets. Que vous soyez fournisseur d’équipements, de composants ou sous-traitants, ces nouveaux débouchés nécessiteront des entreprises performantes, ouvertes au changement et prêtes à investir. Certes, la réussite de cette grande ambition passe par des modifications structurelles impliquant les moyens de financement, les outils de production et la relation entre tous les acteurs concernés.

 

Certains constatent qu’il manque en France une « liaison » entre les Start-Up et les grands groupes industriels qui favorise le départ, hors de France, des chercheurs ayant découvert des avancées technologiques significatives car ils ne trouvent pas sur place les moyens et/ou l’écoute nécessaire pour développer et industrialiser leurs découvertes. Il faut également favoriser la coordination des Pôles de Compétitivité et des multiples structures de financement dont la BPI. La coopération entre les entreprises (Start-Up, PME et grands groupes) est aussi indispensable avec le « chasser en meutes » si souvent évoqué. Selon André BRAHIC, Astrophysicien, il faudrait davantage de chercheurs visitant des usines et d’entrepreneurs dans les laboratoires de recherche pour rapprocher ces deux mondes. L’inventaire des actions à mener comprend, enfin, une réforme du service éducatif au profit de l’apprentissage et de la formation des jeunes aux métiers de l’industrie.

 

Les champs d’actions sont nombreux et pourtant, il n’a pas encore été évoqué le nécessaire investissement des entreprises dans de nouveaux équipements. Car pour mener à bien ces 34 chantiers, il faudra des ETI et des PME performantes équipées de centres d’usinage dernier cri, de solutions robotisées pour favoriser l’automatisation de la production. Des plans de soutien sont déjà en cours. Les retards français en matière de taux de renouvellement de machines-outils et de nombre de robots installés vont se résorber et pour aider les chefs d’entreprise hésitants, voici une vague de nouveautés qui seront toutes présentes sur INDUSTRIE Paris en mars prochain. Sont attendues au cours de prochaines semaines de nouveaux centres d’usinage et de micro-usinage (avec des suivis de contrôle inférieurs au micron). La tendance est à la production « intelligente » avec des solutions complètes qui permettent des adaptations progressives aux capacités de production. Pendant la durée de vie de la machine, l’utilisateur pourra améliorer ses performances pour s’adapter aux exigences de son client. De nouvelles gammes d’outils vont apparaître, essentiellement pour usiner des matériaux de plus en plus durs. Certaines machines adaptées à l’usinage de l’aluminium pourront être utilisées pour le titane. Ces progrès technologiques se manifestent dans tous les équipements de production et les Eti comme les PME doivent profiter de ces évolutions pour renouveler leur parc.

 

Cette rentrée est donc porteuse de progrès et la tenue d’INDUSTRIE Paris 2014 en mars prochain permettra de découvrir ces nouveautés et de s’informer sur la formation des jeunes ou sur le financement de ses investissements. De quoi mieux se préparer à la mise en œuvre des 34 plans industriels et de ne pas manquer cette opportunité de s’ouvrir à de nouveaux marchés, d’appliquer son Savoir Faire à d’autres secteurs et de profiter, ainsi, du « train » de la réindustrialisation.